Ma carrière aux PTT

Mes débuts à Versailles et ma mutation dans le Sud-Ouest

J’ai commencé à Versailles en décembre 1968 après avoir quitté l’imprimerie, où j’étais conducteur Hélio*, ce procédé était assez nouveau à l’époque et en plein essor mais je devais partir à Paris et je ne voulais pas quitter les Charentes. Finalement, j’avais des frères à La Poste qui m’ont encouragé à passer le concours de facteur et à partir à Paris pour 2 ou 3 ans maximum. Une fois le concours passé et obtenu, je suis parti à Versailles mais les 3 ans se sont transformés en 6 ans. C’est donc  ce que j’ai fait. Mais la contrepartie d’y rester autant, c’est que j’ai pu passer d’autres concours, au bout de 5 ans, je pouvais passer le concours de facteur chef, puis le concours d’agent d’exploitation, j’ai aussi passé le concours de receveur-distributeur, le concours de conducteur des travaux, c’est déjà un grade intéressant ! On est responsable des facteurs d’un bureau, entre 20 et 40 facteurs, ça fait déjà de la responsabilité. Et à la fin de la même année, je suis passé vérificateur de la distribution. C’était le grade d’excellence ! Après 17 ans passés à Paris, je suis venu dans les Hautes-Pyrénées grâce à une mutation, en fait il y avait 3 départements qui m’intéressaient : le Gers, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques. Je suis donc venu à Tarbes et je me suis dit « qu’est-ce que je vais m’embêter avec la neige et le mauvais temps. » Mais au final j’ai vu beaucoup plus de neige à Versailles qu’à Tarbes. J’ai toujours eu le secteur montagne. Au début nous étions 5 vérificateurs mais au fur et à mesure nous nous sommes retrouvés à deux. Mon collègue s’occupait du secteur plaine, vaste mais facile à faire. Le secteur de montagne n’était pas facile car il y a des organisations d’été et d’hiver puisque les populations fluctuent énormément. Ça bouge aussi beaucoup pour l’arrivée du courrier et le départ du soir. Mais c’était un boulot intéressant.

La biche ou le chien ?

J’habitais à Ger et normalement je n’avais pas le droit de rouler avec un véhicule des PTT dans un autre département que celui auquel  le dit véhicule était affecté sauf pour rentrer à mon domicile. Un matin alors que je partais travailler sur  Luz Saint sauveur, je suis passé par le camp de Ger qui rejoint Pontacq, il faisait encore sombre et c’était au mois de septembre et je roulais à une bonne allure déjà et puis je vois une biche qui était sur le bord de la route, je me suis dit que celle-là était pour moi et puis arrivé à sa hauteur, je l’ai pris en plein dans la voiture mais je ne sais pas si elle est partis à droite ou à gauche. Tout le devant de la voiture était enfoncé, les phares cassés, pas mal de réparation en somme. Rien ne m’empêchait de rouler avec, je suis donc allé à Luz Saint Saveur comme je devais faire et je suis parti en fin de matinée voir le garage des PTT et le chef de service et je lui ai dit : « Ah mon dieu, en revenant de Luz Saint Sauveur j’ai tamponné un chien style Berger Allemand mais je ne l’ai pas tué, il s’est sauvé, je ne sais pas à qui il appartient mais ça a fait des dégâts à la voiture ». Finalement ils ont regardé les dégâts fais à la voiture puis ils ont regardé de plus prêt et ils ont vu des poils roux sur la voiture et en ont conclus que c’était les poils du chien, alors que c’était une jolie biche que j’avais  tamponné bêtement.

Construction de quelques bureaux de poste :

Les vérificateurs n’étaient pas trop aimés et on nous ignorait souvent car on mettait notre nez un peu partout mais ça faisait partie de notre boulot. Par exemple à Ossun, ils ont refait tout le bureau de poste mais ils ont oublié qu’une chose, c’est la boite aux lettres pour le départ du courrier, pas de boites aux lettres ! Le comble pour La Poste !! Dans le même style à Tarbes-Laubadère, ils refont le bureau de poste et encore une fois pas de boite aux lettres !

Le bureau de Barèges en 1995, La Poste avait décidé de faire un nouveau bureau car la mairie souhaitait reprendre et détruire les locaux de l’ancien bureau de poste. La Poste a donc acheté un vieil hôtel qui était aussi en centre du village et ils ont entrepris les travaux pour faire un joli bureau de poste,  ce qui a été une bonne idée mais il y avait un facteur qu’il fallait placer et donc faire de la place supplémentaire, alors la personne qui était responsable des travaux à la poste à Tarbes a décidé  de creuser dans le sol pour faire la moitié d’un étage mais dans le rocher ce qui nécessitait des travaux très important, pour faire sauter du rocher en ville c’était un problème. Mais on ne m’a jamais mis au courant, alors que j’étais le vérificateur !!  Quand les bureaux ont été prêts à ouvrir avec la salle en moitié en sous-sol  et avec un monte-charge pour le courrier,  le facteur (à placer) est venu à Luz Saint Sauveur et il n’y avait plus de facteur à Barèges,  donc de gros travaux qui au final n’ont servis à rien, si on faisait la somme totale…

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Horlaoge qui devanit être démolie avec la Poste de Barèges et que j’ai sauvé !

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Boite aux lettres des années 1900

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Balance postale

 

*Ouvriers – qui composent ou mettent en page des textes qui leur sont remis accompagnés d’indications techniques plus ou moins contraignantes. Ils saisissent le texte, réalisent la mise en forme du document et éditent une première épreuve pour la relecture et les corrections. Ils effectuent les mises en forme nécessaires à la mise en page et l’imposition des pages. 

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