La coque de Pâques

De retour de captivité, un arzacquois se mit à cuisiner une recette de gâteau apprise en Allemagne. Sa dame, quelque peu sceptique le laissa faire.
Il eut l’idée de confectionner une galette.
La dame regardait cela d’un drôle d’oeil car il avait demandé du Pernod… Elle n’avait jamais vu ça « N’était-ce-pas pour boire tout simplement » ?…
Il lui fallait aussi beaucoup de morceaux de sucre, entiers.
Mais qu’allait-il concocter ?
Ensuite il mit la pâte sous l’édredon: quelle idée !!

Certaines ménagères voulant copier la recette, avaient mis la pâte sous l’édredon et n’avaient pas tenu compte de la température du lit (était-ce après une nuit de sommeil ou après une courte sieste ?); elles ont eu la désagréable surprise de trouver la pâte à coque qui avait débordé dans le lit.
D’autres, ayant eu l’idée de protéger les abords du récipient avec une toile plastique ont trouvé de la pâte dans tout le lit et même au-delà.

Ensuite l’arzacquois cuit le tout. Quand ils voulurent goûter le lendemain, sa dame avait très peu dormi ; ce fut un délice !
Sa dame baptisa cette galette : COQUE DE PÂQUES.
Coque : venant de la pâtisserie que les mamans ramenaient du marché d’Arzacq pour leurs enfants et de Pâques à cause de la saison.
Le nom et la tradition sont restés

Les boulangers ont répandu cette production et quelques ménagères aussi.
On remarque que les coques produites par les boulangers sont plus onctueuses et contiennent plus de sucre que celles produites par les ménagères dont les coques sont plus sèches.

coque.jpg

La recette
COQUE DE PÂQUES D’ARZACQ

XXX grammes de farine, X œufs, XXX grammes de sucre, infusion de badiane (anis étoilé) : il n’y a pas d’alcool dans la coque), X paquets de sucre vanillé, XX grammes de levure de boulanger.
Pour faire la coque il faut prendre son temps !
Préparer un levain clair : levure délayée dans un peu de lait tiède et de farine que l’on laisse monter dans un endroit tiède. Quand le levain est monté, délayer : le levain, le beurre ramolli ( 1 minute au micro-onde sur décongélation), le sucre vanillé, la moitié de la quantité de sucre, une pincée de sel, les œufs légèrement battus et la farine . On doit augmenter la quantité de farine si la pâte est trop claire.
Ensuite battre énergiquement la pâte pour l’aérer et faire agir le levain, au moins X minutes, jusqu’à ce que la pâte se détache du récipient, qui doit être assez grand, bien entendu. Couvrir d’un torchon et laisser monter dans un endroit tiède (au coin de la cheminée, sous un édredon etc.) jusqu’à ce qu’elle ait triplé de volume.
Un truc simple : préparer la pâte le soir et la retrouver le matin en haut du récipient, cela
évite l’énervement….
Préparation de la coque :
Cette quantité peut faire X coques.

Découper X feuilles de papier sulfurisé que l’on saupoudre de sucre. Prendre une poignée de pâte et l’étaler pour lui donner une forme ovale, au centre, mettre le sucre réservé au début, sut toute la longueur, l’arroser doucement de l’infusion de badiane jusqu’à ce qu’il soit bien imbibé, un peu de sucre vanillé et quelques petits morceaux de beurre, plier en trois, poser sur la lèchefrite du four (2 coques y tiennent bien), replier le papier sulfurisé pour séparer les 2 coques, laisser monter à nouveau. Ensuite enfourner à XXX degrés jusqu’à ce qu’elle dore.
S’accompagne très bien de crème anglaise.
Aaaaah ! Nous ne vous mettons pas les doses : car la recette de la Coque de Pâque est un secret jalousement par les Arzacquois !

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