Les métiers ambulants

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La profession de colporteur ou marchand ambulant était très répandue au début du XXe siècle. Certains d’entre eux avaient des occupations totalement disparues de nos jours comme le marchand de peaux de lapin ou le taupier. D’autres se sont sédentarisés comme les rétameurs, les cardeurs de laine et les matelassières avant de céder le pas au modernisme et au travail à la chaîne.

Le métier, rémunéré en fonction des ventes, était souvent peu rentable et épuisant. Souvent exténué, parcourant les chemins quel que soit le temps, il loge souvent le soir chez un fermier généreux qui l’héberge dans sa grange.

Il est pour la population agricole un élément important de la chaîne d’informations grâce aux nouvelles qu’il rapporte.


On se souvient tous des marchands de bonbons des Vosges qui parcouraient le pays avec leur âne ou leur chien. Mais peu de personnes se souviennent de ce personnage sympathique qui a pourtant arpenté les rues de Mouguerre entre les deux guerres et que l’on nommait le Planteur Caïffa.

La société «Au planteur de Caïffa» a été fondée en 1890 par Michel Cahen et son épouse. Initialement torréfacteurs, ils vendaient toute une gamme de cafés dans leur épicerie. Ils vont mettre en application deux idées nouvelles pour l’époque :

– Aller proposer leurs produits directement chez l’habitant. Ils créeront plus de 400 succursales en France dans les villes et les gros bourgs dont une à Bayonne. De là des colporteurs iront de ferme en ferme, à pied avec des poussettes à bras, à vélo avec des triporteurs, ou encore avec des voiturettes tirées par un chien, un âne ou une mule.
– Fidéliser les clients en offrant des carnets de timbres qui une fois remplis, étaient échangés contre des objets peu onéreux (assiettes, serviettes de toilette…).

Solange Ragonnet se souvient de ce personnage pittoresque avec son uniforme vert bouteille et sa casquette sur laquelle était inscrit le nom de la société. Un âne (ou un mulet) montait la côte en tirant derrière lui un caisson d’½ m³ environ aux roues cerclées de fer et peint aux couleurs de la société. De ce caisson, le colporteur proposait aux ménagères du café, des épices, de la farine et différentes spécialités exotiques vendues sous la marque CAÏFFA.

Après la 2e Guerre Mondiale, la société n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était. Elle se recentre alors sur la torréfaction et acquiert 25 % du capital de « La Maison du Café » puis son fonds de commerce et la marque. Après plusieurs péripéties économiques, elle fait actuellement partie d’un des trois plus importants groupes mondiaux de torréfacteurs.

 

Extrait du Guide Patrimonial, édité par l’association Mouguerre Patrimoine et Culture

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