La vie religieuse

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Le mode de vie des habitants de la commune a longtemps été imposé par les religieux qui, par l’intermédiaire des cloches, donnaient l’heure et annonçaient les rassemblements religieux (messe, obsèques…).

Outre ses fonctions sacerdotales, le prêtre exerce une influence morale sur ses fidèles. Censeur des mœurs villageoises, il surveille attentivement le comportement de la jeunesse, s’efforce de freiner ses ardeurs et lutte vigoureusement contre les usuriers. Parfois même, outrepassant ses droits, il tentera d’influencer ses fidèles à la veille des élections municipales entrant en conflit direct avec le maire.

La réception d’un nouveau prêtre

La réception d’un nouveau prêtre dans une paroisse donne lieu à un cérémonial tout à fait particulier. Dès neuf heures du matin, des cavaliers vêtus de pantalons blancs, de bérets rouges, pomponnés de blancs et ornés de galons dorés allaient à l’entrée de la commune pour y accueillir le nouvel officiant ; puis, escortant sa voiture et celle du Maire, une colonne se formait composée de nombreux jeunes gens coiffés de bérets rouges, qui se dirigeait jusqu’à l’église tandis que les cloches carillonnaient à toutes volées.


La haie d’honneur en costume traditionnel

Mouguerre et les chants religieux basques (informations fournies par Jean-Marie Eyharts)

Dans les années 1950, les bénédictins de Belloc ont parcouru l’ensemble des paroisses du Pays Basque afin d’y recueillir les cantiques chantés en langue basque puis de les éditer dans un livre. Édité en 1946 sous le titre de « Kantikak », ce livre fait toujours autorité dans nos églises.

Par la suite, le Père Iratzeder (Xavier Diharce), membre de l’Académie de la langue basque, a traduit les psaumes en langue basque et le Père Gabriel Lerchundi les a mis en musique.

Afin de vérifier la valeur de ces compositions musicales, les Pères de Belloc sont venus à l’école Sainte-Marie, au bourg de Mouguerre, où Mlle Malharin enseignait ces chants à ses écoliers.

Lors de la prestation de la chorale de l’école, les Bénédictins se sont rendu compte que les mélodies avaient évolué. Considérant cette évolution comme normale – l’oreille populaire étant prioritaire face à la partition selon le Père Lerchundi – ce dernier actualisait ses partitions. Quelques années plus tard, les décisions du concile Vatican II autorisaient l’emploi de la langue vernaculaire (ou du pays) pour toute la liturgie, ce qui signifiait l’espagnol pour les provinces basques du sud pyrénéen puisque le basque était interdit d’emploi. Dans les années 1970, la langue basque redevenue légale, les partitions d’origine étaient partiellement perdues. En réunion, les 4 évêques et archevêques du Pays Basque décidèrent alors d’adopter les partitions revues par Belloc comme références pour les 7 provinces basques.

Extrait du Guide Patrimonial, édité par l’association Mouguerre Patrimoine et Culture

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